Quelques réflexions sur l'actualité

Publié par Denys BRUNEL

réflexion sur l'actualités

Écologie

Sait-on (à destination des maires écolos qui veulent supprimer leur aéroport) que l’ensemble des émissions de CO2, résultant des consommations d’énergie des téléphones portables (avec les serveurs qui y sont liés) est équivalent aux émission de l’ensemble de l’aviation (dans la situation avant le Covid) ? Dans un cadre « Amish » veut-on supprimer les portables ? Revenir au 32 à Asnières ? Si l’on veut une action réelle sur le climat, il faut convaincre la Chine, les États-Unis, la Pologne, l’Allemagne, l’Inde, etc… Nos petites actions sont sympathiques mais inopérantes.

Réindustrialisation

Il faut regarder la réalité en face, la désindustrialisation qui est très importante et qui cause tant de dégâts dans les petites villes et les villes moyennes est liée aux mesures successives qui ont amené un renchérissement des coûts de productions :

        • Les 35 heures,
        • Le niveau de charges sociales et des impôts qui frappent la production.

À cet égard, il faut prendre en compte non seulement ce qui frappe directement l’entreprise, mais aussi les coûts indirects qui viennent impacter le prix de revient des productions (les services à l’industrie qui ont un rôle croissant). Alors on pourra prononcer toutes les incantations du monde, prendre des mesures autoritaires pour rapatrier des productions sensibles.
Rien n’y fera. La seule solution dans une économie ouverte est d’être compétitif donc de baisser les coûts évoqués.

La proportionnelle

Un système plus juste ? Non pour plusieurs raisons :
  • Le député devient le salarié du parti. S’il déplaît au parti, il ne sera pas présenté la prochaine fois ou il sera en position non-éligible. Les partis prennent la main et imposent leurs vues. Le pouvoir des partis s’est déjà renforcé avec la fin du cumul des mandats qui fragilise la position électorale du député ou du candidat député.
  • Les rois du système sont les petites formations du centre-droit ou du centre-gauche qui vont faire ou défaire les majorités comme lors de la IVème République ou encore obliger à former un gouvernement de coalition.
Mais alors, les électeurs ont, dans leur plus grand nombre voté pour un programme, il va sortir une composition souvent bien différente, fruit de négociations occultes et souvent troubles.
Il suffit de se souvenir des élections allemandes ou espagnoles.